FNAC – Avec Haïku, Diane Tell est toujours aussi terriblement talentueuse !

FNAC Musique / Actu – Par Emmanuelle

Après Diane Dufresne, c’est un autre monument de la chanson québécoise qui s’apprête à sortir un nouvel album, Diane Tell. 40 ans de carrière, 12 albums de chansons originales, visiblement cela ne suffit pas à la soif de création de Diane puisqu’un nouvel album vient s’ajouter à cette liste : Haïku.

Une artiste indépendante…

Hasard ou pas, le Québec a produit deux grandes artistes au même prénom, deux femmes fortes, libres qui ont marqué de leur personnalité la musique : Diane Dufresne et Diane Tell. Artiste phare dans les années 80 et 90, Diane Tell s’est faite moins médiatique depuis, continuant discrètement mais sûrement à produire des petits bijoux car, depuis ses tubes que je vous invite à aller réécouter, Madame Tell est loin de s’être tourner les pouces et nous le prouve avec son dernier album Haïku.


Dans une de mes chroniques consacrée à Diane, j’écrivais ceci : « Diane Tell a toujours mené sa carrière avec authenticité et droiture, ce qui est rare… Diane, il faut la prendre telle qu’elle est, et c’est cette vérité qui la rend si juste dans son art et donc si attachante ». Je peux sans hésitation dire la même chose à l’heure où j’écris ces lignes après avoir écouté Haïku.

… de retour avec un nouvel album entre sublime et simplicité

Avec Fred Fortin à la réalisation et les désormais complices François Lafontaine, Olivier Langevin, Samuel Joly et Joe Grass, Diane Tell livre un album d’une sincérité nue et d’une liberté effrontée. Diane Tell ne suit pas les modes, souvent aussi éphémères que sans consistance, elle suit son instinct, ses envies, n’hésitant pas à aller bien loin des sentiers battus pour nous parler encore et toujours, avec fraîcheur, d’amour, des sentiments humains et de quelle manière que ce soit sous l’encre délicate de sa plume ou celle d’auteurs complices et amis, comme l’écrivain d’origine serbe Slobodan Despot. Lors de cet itinéraire de l’intime que vous ferez en écoutant cet album, il sera question de regret, d’abandon, d’interrogations sur la vie. 

Entre bossa, jazz, rock, dépouillement, mélodie à fleur de peau ou ryhtmique obsédante, Diane livre un art sans concession qui ne passera pas en boucle sur les chaînes et les radios à la mode mais qui laissera une trace, sans aucun doute, pour celui ou celle qui aura pris le temps d’écouter ces douze chansons aussi vraies et pures que celle qui les chante.
 
Alors merci Diane de continuer votre chemin avec abandon, audace, indépendance, vous affranchissant de tout pour livrer encore et encore des chansons qui sont autant de petites lanternes qui accompagnent nos vies inlassablement. C’est comme ça qu’on vous aime.